Économie du bœuf canadien 

L’agriculture, et plus particulièrement le secteur canadien du bœuf, continue de démontrer qu’elle est un moteur durable de l’économie canadienne, avec une contribution de 21,8 milliards de dollars au PIB du Canada. La durabilité économique dépend de la santé du secteur tout au long de la chaîne d’approvisionnement – entre les producteurs au niveau de la vache et du veau, les parcs d’engraissement et les transformateurs. Les gens qui exploitent les 60 000 fermes bovines, ranchs et parcs d’engraissement du Canada comprennent que la gestion durable est essentielle à l’environnement et à l’économie. Les décisions prises par les producteurs à cet égard comprennent des décisions de gestion qui protègent les ressources en terres et les utilisent de façon avantageuse pour soutenir la production bovine à long terme.  

Faits économiques 

L’industrie bovine canadienne représente la deuxième source de recettes monétaires agricoles en importance, avec une moyenne de 9,7 milliards de dollars par année de 2019 à 2021, ce qui représente 14 % des recettes monétaires agricoles totales.  

Dans l’ensemble, le secteur canadien de l’élevage bovin et du bœuf contribue pour 22 milliards de dollars au PIB aux prix du marché (2019-2021), générant environ 347 000 emplois au Canada, directement ou indirectement, et chaque emploi dans le secteur générant 3,9 autres emplois ailleurs dans l’économie.  

Pour chaque dollar de revenu reçu par les travailleurs et les propriétaires agricoles, un autre montant de 6,22 $ est créé ailleurs (Kulshreshtha et al., mai 2021).  

En 2020, la demande de bœuf au détail était la deuxième plus élevée en 30 ans. 

Faits sur l’industrie canadienne du bœuf 

Il y a plus de

11 millions

de têtes de bovins au Canada (Statistique Canada) 

Il y a

60 000

exploitations bovines (Recensement de l’agriculture de 2016)   

La taille moyenne des exploitations est de

169

bovins de boucherie (recensement agricole de 2016).

L’industrie du bœuf est le

troisième

employeur en importance dans le secteur agricole canadien (AGRI-IMT 2020).   

Le nombre total d’acres canadiens gérés par les producteurs de bœuf est de

52,2 millions

d’acres (21,1 millions d’hectares) (TRCBD, 2016)   

Le secteur de la transformation des viandes rouges est la composante la plus importante du secteur canadien de la fabrication d’aliments, avec des revenus annuels de

16,3 milliards

de dollars, ce qui procure des emplois directs à plus de

58 000 personnes

(CTAC, 2017).   

Les Canadiens mangent

18 kg

de bœuf par année (poids au détail), ce qui est bien en deçà des recommandations en matière de santé (Statistique Canada, 2020). 

Impacts commerciaux  

Le cycle des bovins de boucherie 

  
Le cycle des bovins de boucherie, un phénomène biologique et économique qui dure habituellement de 10 à 12 ans, est un moteur sous-jacent de la dynamique de l’industrie incluant la contraction et l’expansion de la taille du troupeau, des prix et des profits. Plusieurs facteurs influent sur le cycle, notamment la situation financière des producteurs, les conditions météorologiques (disponibilité des aliments pour le bétail), les obstacles au commerce et à l’accès aux marchés, le taux de change et la demande des consommateurs à l’échelle nationale et internationale. 

  
Le cycle typique du bœuf comporte quatre étapes ou phases distinctes : 
  1.  La consolidation au bas de l’échelle ne dure habituellement qu’un an, mais dans des circonstances économiques défavorables, elle peut durer jusqu’à deux ou trois ans.  
  2. La phase d’expansion dure normalement cinq ans, mais peut être plus courte de deux ans et plus longue de trois ans.  
  3. L’année de pointe n’est pas facile à prédire avec exactitude, elle est influencée par des facteurs externes comme la demande intérieure et internationale de bœuf et les coûts de production.  
  4. La phase de liquidation dure normalement de deux à trois ans.  

Pour en savoir plus sur les priorités de défense des intérêts de l’ACB en matière de commerce et d’accès aux marchés. 

  
L’ACB travaille à régler les problèmes qui ont une incidence sur la compétitivité économique grâce à la recherche effectuée par le Conseil de recherches sur les bovins de boucherie et avec le gouvernement par l’entremise du conseil d’administration et des comités de l’ACB. Apprenez-en davantage sur ce que fait l’ACB pour régler les problèmes de compétitivité économique. 

Malgré les défis liés aux coûts de production, le Canada a un avantage naturel de son paysage et de son écosystème. Les éleveurs de bovins canadiens peuvent être économiquement viables tout en offrant des avantages environnementaux et en contribuant à la lutte contre les changements climatiques. 

Pour en savoir plus sur le marché canadien des bovins, consultez Canfax.